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Invitation Amazon, le 15 novembre 2014

Dans les locaux d’Amazon, à CLICHY (92)
J'ai répondu à l'invitation d'Amazon France envoyée aux auteurs auto-édités. La rencontre était animée par deux responsables d’Amazon pour la France, Anne-Laure Vial et Chris Coleon, et Laurent Bettoni, auteur, blogueur, éditeur, que l’on ne présente plus et qui s’est lancé dans l’autoédition sur Amazon au moment où elle débutait en France.
Une quinzaine de personnes, parité homme/femme respectée. Un hasard peut-être si l’on en croit les études ici ou là qui déclarent que l’autoédition est surtout une affaire de femmes…
Toutes les facettes de l’autoédition étaient représentées :
- auteurs,
- éditeurs indépendants (livres jeunesse, fiction, poésie…),
- illustrateurs,
- auteurs en herbe, auteurs chevronnés, auteurs ayant abandonné l’édition traditionnelle,
une responsable de pépinières d’entreprise intéressée par l’impression à la demande de plaquettes.

La matinée était prévue en trois temps : KDP, Createspace et marketing du livre.

Le nombre de personnes relativement restreint a permis des échanges à bâtons rompus, échanges d’expériences, de conseils, ainsi que des demandes plus personnalisées. Après la partie technique, réalisable par pratiquement tout un chacun,il semble bien que la préoccupation première de tous les auteurs est d’être lus. Et pour être lu, il faut être visible.

Encore faut-il offrir au lecteur un produit de qualité.

Techniquement, il apparait que les fichiers .doc restent les plus adaptés, voire OpenOffice enregistré en .doc
Pour la police de caractères, les polices à empâtements sont toujours préférables, taille 14 pour le kindle, taille 12 pour Createspace, interligne 1,15 pour le numérique et 1 pour le papier. Toujours pour l’impression papier, des bordures de 2 cm tout autour, pour confort de la lecture.
Pas de DRM pour le livre numérique, facilement contournable « par un enfant de 12 ans ».
Utiliser la table des matières dynamiques, ne pas oublier le copyright, soigner la présentation, que ce soit en numérique ou papier, ne pas oublier la numérotation des pages pour Createspace, l’emplacement des débuts de chapitre cela, s’inspirer des livres que l’on a chez soi.
Pour les corrections, il existe de nombreux outils, Laurent Bettoni propose aussi de s'adresser à accompagnementlitteraire@gmail.com

Rappel :
Createspace permet simultanément les créations pour KDP (à ne pas utiliser si vous avez commencé par KDP).
La couverture : s’il est un élément à soigner tout particulièrement, c’est bien celui-là. Attention : la même couverture doit figurer sur le livre numérique et le livre papier. Quitte à ce qu'elle coûte un peu, il faut considérer que c’est un investissement.
Sur internet, de nombreux graphistes, étudiants par exemple, ou passionnés, offrent leurs services qui sont souvent très abordables. Quelques sites ont été cités : FIverr, Librinova, kouverture.com, vous en connaissez d’autres probablement… Pour exemple, sur Fiverr, la composition d’une couverture (image fournie) par un graphiste a coûté 10 dollars à un auteur présent.

L’avantage de l’autoédition reste sans conteste l’indépendance qu’elle laisse aux auteurs par l’autonomie et la souplesse sur la fréquence de publication, le prix de vente, lors des promotions à tarif réduit par exemple.
Sur la gratuité, notre animateur n’y est pas favorable ; en effet, écrire est un travail, l’offrir gratuitement c’est nier son propre travail.
Rappelons ici qu’une souscription à KDP Select permet d'offrir 5 jours de gratuité pendant trois mois, période que l’auteur peut renouveler quand il le souhaite. Durant ces trois mois, l'auteur abandonne l'exclusivité de sa publication à Amazon. Il reprend ses droits après cette période. Dans tous les cas, si vous avez plusieurs livres, ne les offrez pas tous gratuitement, autrement dit : « ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier ».

Le prix du livre Createspace. L’auteur fixe lui même son prix, comme pour le numérique, les coûts de fabrication étant affichés lors de la création du livre, l’auteur peut ainsi calculer sa marge à l’aide d’un simulateur.
Conseil du représentant Createspace aux auteurs : pour acheter ses propres livres, les coûts de livraison étant élevés, il faut baisser le prix de vente au minimum, le temps de se comporter en lecteur et d’en acheter le nombre nécessaire.
Createspace reste en anglais pour l'instant.

Remarque : Amazon travaille actuellement à un affichage de prix TTC pour la France.

Il faut en finir avec la guerre entre la vente électronique et la vente papier, l’un ne va pas à l’encontre de l’autre. Néanmoins, pour le « grand public », l’édition traditionnelle reste une affaire d’éditeur. Il est avéré que les lecteurs papiers lisent plus avec les livres électroniques mais ne remplacent pas l’un par l’autre. Considérant mon expérience, je suis d’accord avec cette affirmation. Les grandes maisons d’édition freinent des quatre fers sur le numérique pour préserver des niches de revenus importantes, le livre de poche entre autres.

La pénétration du kindle (l’appareil) est relativement faible même si elle se développe. Les lecteurs, de plus en plus nombreux, utilisant volontiers les tablettes ou les smartphones. J’ai signalé aux représentants d’Amazon l’impossibilité d’installer l’application Kindle sur Mac depuis la dernière mise à jour de l’OS (Yosemite).

Dans les meilleures ventes de livres numériques (top des ventes sur amazon.fr figurent de manière constante entre 35 et 40 autoédités.

La distribution des livres Createspace par les librairies : des accords existent aux USA entre des libraires et Amazon pour la diffusion des livres papier, il n’y a pas de discussion en France actuellement.

Images en noir et blanc, illustrations, graphiques, etc… pour le Kindle, Amazon prévoit de développer de nouveaux formats, en particulier pour intégrer des tableaux. Amazon met à la disposition des aueurs Comic's creator. La couleur n’est pas à l’ordre du jour.

Le marketing. Vous l’avez compris, la phase technique qui mérite toute l'attention des auteurs, l'auteur doit assurer aussi la phase marketing, et ces deux phases peuvent être concomitantes.
L’indépendance a un prix, celui que nous passons tous plus ou moins et avec plus ou moins d’efficacité à promouvoir nos publications. La promotion d’un livre est un travail de longue haleine.
Quelques pistes :
- créer sa page auteur Amazon (attention, si vous publiez à a fois sur amassons.fr et sur amazon.ca par exemple, vous devez créer une page auteur pour chaque plateforme). Mettre une photo, un lien vers son blog, insérer un widget twitter, des videos… Exemple
- penser à l’affiliation (partenariat) Amazon, ici
- inscrire son livre à la bibliothèque de prêt kindle,
- ne pas négliger l’importance des mots-clés lors de la description du livre, la très grande majorité des lecteurs les utilisent pour leur recherche de livres sur le site Amazon,
- créer son propre blog, le faire vivre, pas seulement en vantant les mérites de son propre livre,
- utiliser les réseaux sociaux, bien entendu,
- communiquer avant la sortie du livre,
- l’offrir à un prix de lancement incitatif en précisant le prix « normal » (ne pas préciser la durée de la promotion, cela vous laisse toute latitude sur la durée de la promotion),
- penser d’abord à son propre entourage : c’est là que sont les premiers lecteurs,
- solliciter les blogueurs,
- la presse locale, qui est plus facile à toucher que la presse nationale,
- les radios, locales aussi,
- les libraires, certains d’entre eux acceptent les autoédités,
- les médiathèques, les salons…
- s’inscrire dans des groupes de lecture : livraddict, goodreads, Babelio, etc…Attention cependant à ne pas se comporter en conquérant, prendre le temps de se faire connaitre avant de proposer son livre à la lecture.
- innover, faire preuve d’originalité : proposer par exemple une compilation de vos livres en un seul à certaines occasions : fêtes de fin d’année…
Un marketing réussi tire le meilleur parti de tous ces éléments, aucun n'est à négliger.

La politique commerciale d'Amazon : « Nos coups de coeur », « Les meilleurs commentaires »…
Plusieurs constats :
Les coups de coeur sont constitués des livres qui se vendent le mieux, étant mis en avant, ils se vendent encore mieux, et sont donc remis en avant... laissant les autres derrière.
il est préférable d’écrire de la littérature de genre (policier, romance, SF, développement personnel) que de la littérature générale. La représentante d’Amazon admet que la romance tient une grande place dans le classement général, cela s’explique par l’inscription de ces livres dans la catégorie « Littérature ». Elle indique néanmoins qu’il y a de plus en plus de « fictions littéraires » qui sortent leur épingle du jeu.
Publier régulièrement est aussi un atout.
L’offre abonnement KU en France a été évoquée vers la fin de la réunion, elle est toujours en projet. Compte tenu de l’heure, ce point, ainsi que bien d’autres n’ont pas été développés, la rencontre ayant duré une heure de plus que prévue.

Un balayage assez exhaustif et motivant de l’autoédition et qui a pu conforter les participants dans leur choix de l’autoédition, parcours difficile mais pas inaccessible. Une opportunité pour Amazon aussi de se rapprocher des utilisateurs de la plate-forme, connaitre leurs préoccupations et envisager ainsi certaines orientations.

Invitation Amazon, le 15 novembre 2014
Tag(s) : #Autoédition, #IndieAuthor

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